Journal intime


Le lecteur assidu, l'inconnu  devenu presqu'ami, s'étonnera de l'absence de Petite Momie. 

Qu'il ne la recherche pas plus longtemps. Elle s'en est allée avec tous ses mots et ses tourments, par un soir de grosse pluie. 

Je suis Destinée son autre, sa pire ennemie, son amante, son innocente alliée.

Ici il n'y aura plus jamais ni cris, ni mépris de soi. Quelques crises de gaieté verbeuse, quelques humeurs, quelques confidences à taire, voilà tout!

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Des hommes et des valeurs

 







 

Dimanche 11 mai 2008

Il y a un an, jour pour jour, nous nous déchirions, nous nous quittions...


Toutes les douleurs d’avant lui, ont resurgi le jour de l’Adieu.

Et j’ai créé ce blog, l’autre, le morbide, le tout rose avec des maux tout noirs.


Te souvient-il lecteur ?

Te souvient-il de nos soirées sombres côte à côte, là-bas?


Toi de tes yeux scrutant mon âme, et moi impudique, indécente,

livrant les souffrances les plus basses, les plus abjectes,

moi exhibitionniste du désespoir.



J’ai toujours eu un vice, celui de la confidence.

Oui! Méa culpa!


J’ai la tare de l’épanchement.


Ah, on ne livre pas impunément sa vie!

 Ah, non…jamais ! Tôt ou tard on se repent d’en avoir trop dit.


J’ai dit plus qu’il n’en fallait, mais que m’importe! Que m'importe, lecteur!

Il fallait que je parle, que je me confie, que je dise!

Si je n'avais point parlé aux hommes, il m'aurait fallu parler aux arbres!


Il m’a téléphoné, disais-je.

Sa voix…. après un an de silence, un an d’oubli forcé,

oubli d'un nom trop douloureux que l’on craint d’entendre prononcer,

un an d’une vie sans lui.


Sa voix... à peine l’ai-je réentendue que je me suis demandée… pourquoi…

pourquoi je l’avais autant aimé.


 

 

 

 

par Destinée publié dans : Confidences à taire
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Jeudi 10 avril 2008

Un quart de siècle. 25 ans. J'ai pleuré le jour où je les ai eus.

Je soupirais et je pensais:

"Ah! misérable! 25 ans! Me voilà bien vieille aujourd'hui.
Je n'ai pas terminé mes études. Je n'ai rien.

Rien! Pas même un amoureux dans les bras duquel je puisse pleurer et me vider sans gêne.

Ah, diable! L'avenir est incertain, le passé douloureux et le présent à jamais maudit!

Que l'on me donne une corde, que je me pende et que j'en finisse!
Plus rien n'est supportable
!"

 



Rire!

Que j'étais bête!

C'est pas si mal 25 ans.

C'est pas si mal tout compte fait.

par Destinée publié dans : Confidences à taire
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Lundi 7 avril 2008



Je n'aime pas la promiscuité dans les ascenseurs, ni moins encore l'intimité forcée dans les transports en commun.


Je n'aime pas être installée trop près des autres.

J'ai la désagréable impression de respirer leur haleine, de boire de leur souffle.


Je hais plus que tout autre chose le travail en équipe, ces réunions bidons où l'on doit se concerter pour poursuivre un objectif commun.

Je ne suis pas faite pour la vie en société.

Il n' y a qu'en amour que j'aime être "deux".



par Destinée publié dans : Confidences à taire
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Vendredi 4 avril 2008


L'envie d'écrire me reprend peu à peu.

Je sens renaître dans mes doigts ramollis, le févrieux besoin de dépuceler le blanc immaculé des pages vierges .

Des mots bouillonnent dans ma cervelle, des histoires s'y construisent.  


Mais je ne me lancerai pas. Pas encore.

J'en ai assez de cette collection de manuscrits inachevés, assez de ne pas aller au bout de ce que j'entame, de perdre goût au fil du temps.

Il faut dire que je n'ai pas trouvé le genre littéraire qui me correspond le mieux.


Mes tentatives dans le roman ont été un délicieux fiasco dont mon coeur déguste encore l'idiot souvenir.


Quant à la poésie, je ne veux pas en entendre parler.

J'aime danser au rythme des belles rimes de Mélisande, d'Hicham, de Maître Fred, Vasy, PollyRobert ,...


Mais la poésie et moi, c'est une autre histoire.


J'ai envie d'écrire des choses qui vont au delà de moi aujourd'hui.

J'en ai assez de divaguer sur les tourments de l'âme, d'élucubrer sur les errances de l'esprit.


Ecrire sur moi m'a anéantie.

Je n'ai habitué ma plume qu'à de la littérature de cimetière, si noire, si morbide que même un croque-mort n'en voudrait pas.


Le recueil de Petite Momie est une injure à l'humanité, dont aucun éditeur n'a voulu.

Ce n'était pas de l'écriture, mais du vomi.


Il est temps d'écrire des choses qui se rapportent à ma terre, ma culture, mon identité noire.

L'écriture de 
Jean pierre et  de Liss m'inspire.


Il me faut lire désormais beaucoup d'auteurs africains, histoire de m'instruire quelque peu et de me façonner un style et un ton.


Je tâcherai donc de lire dorénavant, de lire autant que Gangoueus.

par Destinée publié dans : Confidences à taire
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