Il y a un an, jour pour jour, nous nous déchirions, nous nous
quittions...
Toutes les douleurs d’avant lui, ont resurgi le jour de l’Adieu.
Et j’ai créé ce blog, l’autre, le morbide, le tout rose avec des maux tout noirs.
Te souvient-il lecteur ?
Te souvient-il de nos soirées sombres côte à côte, là-bas?
Toi de tes yeux scrutant mon âme, et moi impudique, indécente,
livrant les souffrances les plus basses, les plus abjectes,
moi exhibitionniste du désespoir.
J’ai toujours eu un vice, celui de la confidence.
Oui! Méa culpa!
J’ai la tare de l’épanchement.
Ah, on ne livre pas impunément sa vie!
Ah, non…jamais ! Tôt ou tard on se repent d’en avoir trop dit.
J’ai dit plus qu’il n’en fallait, mais que m’importe! Que m'importe, lecteur!
Il fallait que je parle, que je me confie, que je dise!
Si je n'avais point parlé aux hommes, il m'aurait fallu parler aux arbres!
Il m’a téléphoné, disais-je.
Sa voix…. après un an de silence, un an d’oubli forcé,
oubli d'un nom trop douloureux que l’on craint d’entendre prononcer,
un an d’une vie sans lui.
Sa voix... à peine l’ai-je réentendue que je me suis demandée… pourquoi…
pourquoi je l’avais autant aimé.


