Il m'a envoyé ces mots, ce matin.
Ma chère Destinée,
Il est temps pour moi de te quitter. Définitivement.
Mon âme noire est une malédiction que je voudrais t'épargner.
Je suis un puits de souffrance, de désespoir et de ténèbres.
Je ne suis pas qu'un monstre. Tu l'as dit l'autre fois, je suis aussi un humaniste.
Dans tous les cas je suis un extrémiste des sentiments. Tel est mon équilibre.
Mais c'est un équilibre dangereux qui risque de vaciller à tout instant et de me faire exploser.
Je ne veux pas te compter parmi mes victimes un jour où j'exploserai.
Finalement, vouloir t'éviter une souffrance que je crains de t'infliger est la plus belle preuve d'amour que je puisse te faire.
Adieu Destinée.
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Adieu, dis-tu Bel-ami?
Ainsi tu me quittes, m'oublies, me rénies?
Que seront mes mots sans les tiens?
Ma plume sans la tienne?
Ah maudit soit l'instant où mes yeux ont croisé tes mots!
Mais va! toi que je n'ai jamais vu, toi que je ne verrai jamais!
Va, puisque tu crains de m'infliger la mort!
Va, Bel-ami.
Je te pardonne d'affliger ainsi mon coeur.
J'ai toujours su vois-tu, que tu avais trop d'amour pour toi, pour en avoir pour autrui.
Adieu!
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Ah l'"adieu", ce mot est si douloureux.
Bel-ami, reviens, reviens! De grâce reviens.
Ecris-moi!
Une phrase, un mot, quelque chose de toi pour apaiser cette plaie qu'en moi tu ouvres.
Bel-ami...Bel-ami...
Je ne verrai donc jamais tes yeux.
Ta main n'éffleurera donc jamais la mienne.
Il est des destins faits pour ne jamais se croiser. Hélas, hélas!


